Leçon 8 : Théorie générale des systèmes et l'analyse écologique Flashcards Preview

Fondements sociopolitiques > Leçon 8 : Théorie générale des systèmes et l'analyse écologique > Flashcards

Flashcards in Leçon 8 : Théorie générale des systèmes et l'analyse écologique Deck (13):
1

Pour Giddens, la structure et l’acteur sont en relation mutuelle. Quel est son modèle de dualité du structurel ?

Selon Giddens, les systèmes sociaux, qu’il définit comme étant les relations entre acteurs ou collaborateurs reproduites et organisées en tant que pratiques sociales habituelles, sont en interaction avec les structures qu’il définit comme les règles et ressources ou l’ensemble des relations de transformations organisées en tant que propriétés des systèmes sociaux. Giddens vise à dépasser l’opposition entre acteurs et systèmes, entre subjectivisme et objectivisme. Selon lui, l’acteur a une marge de liberté tout en étant influencé inconsciemment par les structures sociales.

2

Qu’est-ce qu’un système ?

Un ensemble d’éléments en interaction […] évoluant dans le temps et organisé en fonction de l’environnement et de ses finalités.

3

Qu’est-ce que l’homéostasie ?

Il s’agit du principe d’autorégulation défini dans les premières années de l’approche systémique, soit la capacité d’un système à recouvrer son équilibre, voire à revenir à son point de départ malgré les perturbations.

4

En quoi peut-on dire que les théories systémique et écosystémique ont une vision circulaire ? En quoi cette façon d’appréhender le réel estelle différente du fonctionnalisme et du marxisme ?

Selon les théories systémique et écosystémique, la causalité est perçue comme multifactorielle, et les effets deviennent eux-mêmes des causes contrairement aux perspectives fonctionnaliste et marxiste qui analysent la réalité davantage avec une vision cause-effet, soit un mode dit linéaire.

5

En quoi la théorie systémique diffère-t-elle de la théorie écologique ?

La théorie écosystémique a été élaborée après la théorie systémique et l’a en quelque sorte intégrée. La théorie générale des systèmes est née de l’application de principes de physique aux sciences humaines, alors que la théorie écologique s’est inspirée de l’écologie. La TGS et son application en intervention sont plus centrées sur les microsystèmes (sans exclure totalement les autres systèmes), alors que la théorie écologique désire intégrer les différents niveaux de systèmes, y compris le macrosystème.

6

Établissez les distinctions entre les niveaux onto, micro, macro, exo et méso systémiques.

L’ontosystème est le système qui comprend toutes les caractéristiques innées ou acquises qui appartiennent à un individu. Le microsystème est celui qui comprend les activités, les rôles et les relations qui sont expérimentées par une personne en développement dans son environnement. Cela comprend les relations en face à face dans un système particulier : famille, école, etc. Le mésosystème comprend les interactions entre
les différents microsystèmes d’une personne. L’exosystème est le système qui comprend l’ensemble des structures sociales et lieux de décisions auxquels un individu ne participe pas directement, mais dans lesquels se produisent des événements ayant un impact sur la vie de l’individu. Par exemple, le conseil d’administration de l’Université et son influence sur vous, étudiants et étudiantes. Enfin, le macrosystème comprend l’ensemble des normes, des valeurs et des idéologies d’une culture donnée.

7

Comment Lewin définit-il l’écologie psychologique ?

L’écologie psychologique de Lewin réfère à certains éléments de l’environnement qui sont plus ou moins stables et qui établissent les conditions qui délimitent la vie d’un individu ou d’un groupe. Cela inclut le climat, le relief, l’état des communications, les lois, etc

8

Comment Bronfenbrenner définit-il la théorie écologique ?

C’est l’étude scientifique de l’« accommodation » mutuelle, active et progressive, tout au long de la vie, entre une personne grandissante, active et son environnement.

9

En quoi le modèle écosystémique est-il un modèle transactionnel ?

Ce modèle n’est pas basé uniquement sur l’individu, mais aussi sur les interactions constantes entre l’individu et son environnement. L’individu y est perçu comme se développant, se construisant à partir des transactions avec les gens qui l’entourent et relativement au contexte dans lequel se produisent ces transactions, le tout dans une perspective développementale qui tient compte de la chronologie.

10

Qu’entend-on par chronosystème ?

Ce système fait référence au changement dans le temps et dans l’espace, donc aux transitions que vit une personne au cours de sa vie.

11

En quoi la notion d’adaptation dans l’analyse écosystémique diffère-telle de celle du fonctionnalisme ?

Dans une perspective fonctionnaliste, il s’agit d’adapter l’individu au système, de mettre en oeuvre les mesures pour que les individus s’adaptent aux réalités sociales. Dans la perspective écosystémique, l’adaptation est plus perçue comme quelque chose qui se fait dans les deux sens : tout en aidant la personne à s’adapter à son environnement – ce qui peut impliquer qu’elle travaille à modifier cet environnement –, il faut aussi travailler sur l’environnement pour l’adapter aux personnes.

12

Qu’entend-on par niche sociale ?

D’après cette théorie, les individus doivent être compris en considérant leur environnement naturel, la « niche » dans laquelle ils ont grandi. On ne dit pas que la famille de la personne est « dysfonctionnelle » comme le feraient les tenants du systémisme, mais plutôt que la personne a grandi dans une niche qui ne lui a pas été favorable, niche qui inclut à la fois la famille, mais aussi l’histoire et l’environnement de cette famille. Notamment, par cette expression, la théorie écosystémique désire éviter de s’inscrire dans une perspective de pathologie sociale.

13

Quelles sont les trois grandes aires de vie dans lesquelles se posent les problèmes sociaux selon Germain et Gitterman ?

Selon Germain et Gitterman, les problèmes de la clientèle en service social se situent habituellement dans l’une ou l’autre des trois sphères suivantes :
 des problèmes de transitions (ex. : étapes de vie d’Erikson, processus de deuil, etc.) ;
 des pressions de l’environnement sur la personne pour lesquelles le travail à faire doit porter davantage sur l’environnement ;
 des processus interpersonnels mal adaptés, soit un travail portant davantage sur la personne pour la soutenir au fil des réajustements nécessaires dans ses transactions avec son environnement.