Pneumonie Flashcards

1
Q

Qu’est-ce que la pneumonie?

A
  • Affection du parenchyme pulmonaire
  • Touche de façon pondérante les espaces alvéolaires
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Q

Quelle est la caractéristique de la pneumonie sur une radiographie pulmonaire?

A

Une infiltration alvéolaire ou interstitielle

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3
Q

De quelles natures sont la majorité des pneumonies?

A

De nature infectieuse :

  • Virales
  • Bactériennes
  • Mycobactériennes
  • Fongiques
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4
Q

Qu’est ce que sont la pneumonie cryptogénique (COP) et la carcinome à différenciation lipidique (une forme rare d’adénocarcinome primitif pulmonaire)?

A
  • Ce sont des atteintes du parenchyme qui sont affectée par des processus inflammatoires ou néoplasiques
  • Leurs présentations cliniques sont indissociables des pneumonies infectieuses
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Q

Quels sont les 3 mécanismes physiopathologiques usuels impliqués dans la genèse (formation / développement) de la pneumonie ?

A
  • La micro-aspiration de la flore oropharyngée
  • L’inhalation de matériel aérolisé
  • L’essaimage hématogène (le plus rare)
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6
Q

Décrire la micro-aspiration de la flore oropharyngée

A

Certains pathogènes colonisent dans un premier temps les voies aériennes suppérieures et , par la suite, sont aspirés dans les voies aériennes inférieures.

* Majorité des pneumonies bactériennes *

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7
Q

Quelles pathologies sont provoquées par l’inhalation de matériel aérolisé?

A
  • Pneumonie virale
  • Tuberculose
  • Tularémie
  • Légionnaire
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8
Q

Qu’est ce que l’essaimage hématogène ?

A

Infection par le sang

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9
Q

Quelles pathologies sont provoquées par l’essaimage hématogène?

A
  • Embolie pulmonaire septique
  • Endorcardite du coeur droit (survient classiquement chez les utilisateurs de drogues intraveineuses)
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10
Q

Vrai ou Faux ?

Les mécanismes de défense naturelle du poumon sont généralement efficaces à assurer la stérélité des voies aériennes sous-glottiques?

A

Vrai

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11
Q

Quelles 4 conditions permettent aux mécanismes de défense naturelle du poumon de jouer plus librement?

A
  • Le tabagisme qui entrave l’efficacité des mécanismes mucocilliaires chargés de l’élimination des pathogènes inhalés
  • Les conditions pulmonaires, neurologiques, musculaires et squelettiques qui nuisent à l’efficacité du réflexe de toux
  • Certains troubles neuromusculaires et la paralysie d’une corde vocale qui rendent l’aspiration du matériel dégluti plus fréquente
  • La trachéostomie et le tube endotrachéal qui empêchent l’action de la glotte et donnent un accès direct au tractus respiratoire aux bactéries de la peau et de la sphère ORL.
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12
Q

Selon quels 2 critères sont classifiées les pneumonies?

A
  • Lieu d’acquisition
  • Population chez qui elles surviennent
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13
Q

À quoi sert la classification des pneumonie?

A

Elle sert à guider la thérapie antibiothique initiale en fonction des flores bactériennes attendues

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14
Q

Quelles sont les 3 classes de pneumonies?

A
  • La pneumonie acquise en communauté ( CAP ) qui affecte des individus immunocompétents dont l’environnement domiciliaire est normal.
  • La pneumonie nosocomiale aquise en milieu hospitalier ( HAP ). Ce terme est attribué à une pneumonie survenant plus que 2 jours après l’admission ou jusqu’à 14 jours après le congé du patient dont le diagnostic d’admission n’était pas une pneumonie, reflétant ainsi l’impact et le cours temporel de la colonisation du patient au contact de la flore hospitalière.
  • La pneumonie acquise sous ventilateur ( VAP ), sous-classe de pneumonie nosocomiale acquise après l’intubation endotrachéale chez un patient hospitalisé aux soins intensifs. Elle s’associe à des pathogènes qui profitent de l’immunosuppression relative, de la contamination oropharyngée par une flore multi-résistante, du compromis des barrières mécaniques mises à mal par les tubes endotrachéaux, la sédation et les altérations des mécanismes de déglutition normaux.
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15
Q

Quels sont les 5 facteurs de risque qui modulent l’incidence de la pneumonie acquise en communauté (CAP)?

A
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16
Q

Qu’est ce que le risque relatif (RR)?

A
  • C’est une notion statistique qui définit un multiplicateur d’incidence associé à un facteur de risque.
  • Idéalement, mais c’est difficile en médecine, il compare le risque chez deux populations identiques sauf pour le facteur de risque associé.

*Par exemple, un jumeau alcoolique aurait 9 fois le risque de développer une pneumonie lorsque comparé à son frère, partageant génétique et déterminants bio-psycho-sociaux mais ne buvant pas d’alcool *

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17
Q

Quels sont les 3 facteurs de risque associés aux pneumonies HAP et VAP

A
  • L’âge
  • Les comorbidités pulmonaires et cardiaques
  • Le diabète

* La durée de la ventilation mécanique est un facteur déterminant dans l’épidémiologie de la pneumonie acquise sous ventilateur; chaque jour, le risque de pneumonie augmente en moyenne de 2 %. *

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18
Q

Quelle type de pneumonie mène au plus grand nombre d”hospitalisation en occident?

A

La pneumonie acquise en communauté (CAP)

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19
Q

Qu’elle est l’incidence des pneumonies au Québec?

A
  • 50 000 pneumonies sont diagnostiquées annuellement
  • 20% des pneumonies nécessitent une hospitalisation
  • Les diverses formes de pneumonies représentent la 6e cause de mortalité en Amérique
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20
Q

Vrai ou faux?

Un agent étiologique est identifié dans la majorité des pneumonie

A

Faux

Pour la majorité des pneumonies survenant dans la communauté, les ressources nécessaires pour procéder en temps utile à des cultures ne sont pas disponibles. Celles-ci ne seraient pas économiquement efficaces considérant que très peu d’agents étiologiques représentent la quasi-totalité des étiologies rencontrées et que les antibiotiques de

première intention couvrent adéquatement ceux-ci.

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21
Q

Vrai ou faux?

La flore pathogène responsable des pneumonies associées aux soins de santé, nosocomiales ou acquises sous ventilateur varie largement en fonction des milieux et des caractéristiques des patients

A

Vrai

C’est pourquoi l’on recherchera avec plus d’insistance la démonstration du pathogène causal au moyen notamment de cultures. Ceci permet d’améliorer l’efficacité de l’antibiothérapie et de réduire les coûts et les effets secondaires qui y sont associés

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22
Q

Quels sont les reconnaissances cliniques de syndromes sur lesquelles repose le diagnostic de pneumonie?

A
  • Toux
  • Expectorations colorées
  • Hyperthermie > 38o
  • Dyspnée
  • Malaises généraux
  • Douleur thoracique de type pleural
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23
Q

Quels sont les signes physiques auscultatoires de consolidation ou d’atteinte du parenchyme pulmonaire sur lesquels repose le diagnostic de pneumonie?

A
  • Souffle tubaire
  • Râles localisés
  • Signes d’épanchement pleural
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24
Q

Vrai ou faux

La démonstration radiologique de la pneumonie est nécessaire à l’établissement d’un diagnostique de certitude

A

Vrai

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25
Q

Décrire la pneumonie typique

A

La pneumonie typique représente le syndrome usuellement associé au Streptococcus pneumoniae, syndrome caractérisé par :

  • Un début brutal
  • De la toux
  • Des expectorations colorées parfois teintées de sang
  • Des douleurs thoraciques
  • De la fièvre
  • Une infiltration alvéolaire lobaire avec bronchogramme aérien à la radiographie pulmonaire
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26
Q

Décrire la pneumonie atypique

A

La pneumonie atypique est associée aux Mycoplasma pneumonia, Chlamydophila pneumoniae et Legionella pneumophilia et est caractérisée par :

  • Début insidieux
  • Moins souvent accompagné de fièvre que la pneumonie typique
  • Toux sèche intrusive
  • Myalgies
  • Céphalées
  • Infiltrations interstitielles diffuses, prédominantes aux bases et ne respectant pas la structure lobaire à la radiographie

*Se développe après une incubation de 2 semaines dans le cas de la Legionella pneumophilia *

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27
Q

Quel est le mode de transmission de la Legionella pneumophilia ?

A
  • C’est une bactérie Gram - qui se transmet de l’environnement à l’homme par inhalation de microgouttelettes contaminées
  • Aucune transmission inter-humaine n’a à ce jour été rapportée
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28
Q

Où retrouve-t-on la Legionella pneumophilia?

A

Son habitat naturel est l’eau douce stagnante où elle est hébergée par des amibes. On la retrouve donc :

  • Dans les tours de refroidissement
  • Dans les systèmes de climatisation
  • Dans les piscines
  • Dans les étangs
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29
Q

Qui est infecté par la Legionella pneumophilia ?

A
  • Les personnes agées
  • Les personnes médicalement compromises
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30
Q

Quel test confirme la présence d’infection à Legionella pneumophilia?

A
  • Le diagnostic est confirmé par une antigénémie urinaire.
  • D’autres méthodes basées sur le PCR permettent aussi des diagnostics quasi-instantanés
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31
Q

Quelles sont les options thérapeutiques pour traiter la Legionella pneumophilia ?

A

Insensible à la péniciline et requiert des antibiotiques qui pénètrent bien le corps cellulaire :

  • Macrolides
  • Quinolones (en cas d’infection sévère et en attente d’une identification définitive)
  • Tétracyclines

* La majorité des régimes antibiotiques prescrits empiriquement couvrent le pathogène lors d’infections sporadiques*

32
Q

Comment sont traitées la majorité des pneumonies acquises en communauté?

A

Sur une base externe avec une antibiothérapie orale

33
Q

Quel impact a la radiographie pulmonaire sur le choix de traitement de la pneumonie?

A

Elle permet de confirmer le diagnostic et de différencier la pneumonie des bronchites et autres infections des voies aériennes inférieures. Cela a donc des implications sur :

  • Le choix de l’antibiothérapie
  • La durée du traitement
  • le suivi à exercer une fois la thérapie complétée
34
Q

Chez quels patients une investigation supplémentaire à la radiographie pulmonaire est nécessaire?

A
  • Les patients qui ont une présentation clinique plus sévère
  • Les patients qui sont plus vulnérables
  • Les patients porteurs de pneumonies liées aux soins de santé, nosocomiales ou acquises sous ventilateurs
35
Q

Qu’est ce que le triage?

A

C’est un processus d’héritage militaire qui vise à attribuer les ressources appropriées à chaque patient en temps opportun

36
Q

Quel est le but du triage?

A
  • Dépister des conditions ou complication associées à la pneumonie
  • Stratifier le risque de morbidité et de mortalité
  • Moduler les décisions thérapeutiques
37
Q

Quels 5 examens généraux, autres que la radiographie, sont effectués chez pratiquement tous les patients admis pour pneumonie?

A
38
Q

Dans quels cas utilise-t-on la coloration de Gram et la culture des expectorations comme examen diagnostic ?

A
  • Utile dans les régions où le taux de résistance au pneumocoque est problématique et où le traitement initial peut être changé
  • Pour les patients immunosupprimés ou réfractaires à la thérapie initiale, on recommande un effort supplémentaire pour obtenir des sécrétions du tractus respiratoire inférieur. Cependant, il faut réaliser que ce test n’est ni sensible ni spécifique pour le diagnostic d’un agent étiologique
  • Chez les patients avec une pneumonie à pneumocoques démontrée par des spécimens valables, la culture simultanée n’a été positive que dans 50 % des cas
  • Chez le patient MPOC, mais aussi chez d’autres patients, des cultures faussement positives reliées à la colonisation chronique des voies aériennes supérieures rendent l’interprétation de la culture d’expectorations problématique dans la plupart des cas
  • Pour les patients admis à l’étage, il est recommandé que la culture et la coloration de Gram soient obetnues avant l’administration d’un antibiotique

* La difficulté d’obtenir un spécimen adéquat ne doit JAMAIS retarder l’initiation du traitement *

39
Q

À quoi réfère l’hémoculture?

A

À la mise en culture d’échantillons sanguins

40
Q

Qu’est ce que définit le résultat de l’hémoculture ?

A
  • La posivité du résultat définit la bactériémie.
  • La positivité augmente avec la sévérité de la maladie et diminue si des antibiotiques ont été administrés préalablement
41
Q

Chez quels patients est-il recommandé d’effectuer des hémocultures?

A

Chez tous les patients admis à l’hôpital

42
Q

Quels sont les résultats habituels de l’hémoculture?S.

A
  • Positive dans 6% à 17% des pneumonies
  • Le germe le plus fréquemment isolé est S. pneumoniae (50% à 60%)
43
Q

Vrai ou faux?

La mortalité est souvent plus élevée en présence d’une bactériémie

A

Vrai

Toutefois, le lien n’est pas causal. Bien que les patients bactériémiques aient une mortalité plus élevée, ceci peut refléter davantage des facteurs de l’hôte et la sévérité de la maladie que la bactériémie elle-même

44
Q

Chez quels patient la thoracenthèse est-elle effectuée?

A
  • Chez tout patient qui présente un épanchement pleural significatif (>10 mm en décubitus dorsal) devrait avoir une ponction pleurale
  • Si l’épanchement pleural démontre des bactéries au Gram et à la culture et/ou que le pH du liquide est inférieur à 7,20, on doit procéder à un drainage
45
Q

Qu’est ce que définit la présence de pus dans l’espace pleural?

A
  • Cela définit l’empyème, une complication relativement rare des pneumonie
  • L’empyème est plus présent dans les infections à S. pneumoniae
46
Q

L’antigénémie urinaire pour Legionella devraut être partie intégrante de l’investigation de routine pour quels types de pneumonie?

A

Toutes les pneumonies sévères, particulièrement chez des patients admis aux soins intensifs.

47
Q

Qu’est ce que l’antigénémie urinaire permet d’identifier?

A

Il identifie seulement la Legionella pneumophilia sérogroupe type I ( le plus fréquent)

*Un test négatif n’exclut pas une infection à Légionnaire mais un test positif est diagnostique.*

48
Q

Quels sont les résultats habituels de l’antigénémie urinaire?

A
  • Le test a une sensibilité de 70%
  • Le test a une spécificité de 100%
49
Q

Pour quelles souches de pneumonies la sérologie est-elle effectuée?

A
  • Legionella
  • Mycoplasma
  • Chlamydophila
  • Certains virus
50
Q

Vrai ou faux ?

La sérologie est recommandée de routine

A

Faux

Elle s’applique surtout dans les cas d’épidémie

51
Q

Comment fonctionne la sérologie ?

A

Elle nécessite un prélèvement précoce et tardif

Sa valeur repose sur l’augmentation par un facteur quadruple des titres d’anticorps entre les deux prélèvements

52
Q

Quelle est la mortalité liée au traitement de la pneumonie?

A
  • Près de 80% des patients sont traités sur une base externe et leur morbidité est faible (<< 1%)
  • La mortalité des patients admis est plus grande (jusqu’à 25% aux soins intensifs)

*La décision d’hospitalisation doit être individualisée selon les données cliniques, de laboratoire et radiologiques en tenant compte de l’environnement du patient et de ses ressources.*

53
Q

Qu’est ce que le score de Fine?

A

** Voir score Fine notes de cours **

  • C’est une règle complexe de prédiction qui aide à identifier les patients avec un faible risque de mortalité. Théoriquement, si le risque de mortalité est faible le patient pourrait être traité en externe. Elle permet de stratifier les patients en 5 classes.

C’est une règle qui procède en deux étapes. La première étape est purement clinique.Si le patient a plus de 50 ans ou qu’il répond oui à une des questions de l’algorithme, on passe à la deuxième étape où l’on accorde un pointage à des données démographiques, à diverses comorbidités, à des anomalies de l’examen physique et des anomalies de laboratoire.

54
Q

Quel est l’impact du score de Fine

A

L’application d’une telle règle diminue le nombre d’hospitalisation.

* Elle ne tient toutefois pas compte du patient immunosupprimé, du patient MPOC ou du patient porteur de troubles neuromusculaires. Elle ne considère également pas les facteurs de vulnérabilité psychosociale qui motivent souvent à l’admission de patients porteurs de pneumonie qui auraient autrement pu être traités sur base externe. *

* Comme toute règle, elle se vaut un guide général, mais ne remplace pas le jugement clinique du médecin*

55
Q

Qu’est ce que le CURB-65

A

C’est un outil de triage préhospitalier dans l’éventualité d’une éventuelle pandémie d’influenza

56
Q

Comment fonctionne le CURB-65

A
  • Chaque élément du score se voit attribuer 1 point. La somme de ce pointage permet une prédiction de mortalité et conséquemment des mesures à prendre pour la prévenir qui est similaire à celle du score de Fine sans sa complexité.
  • Un score supérieur à 2 est généralement considéré une indication d’hospitalisation. Ce score reconnaît la fragilité de la personne âgée. Il est moins utile chez le patient plus jeune. Encore une fois, le jugement clinique doit prévaloir.
57
Q

Vrai ou faux

Au traitement initial de la pneumonie, l’antibiothérapie sera initialement et le plus souvent totalement empirique

A

Vrai

On se basera sur l’étiologie épiémiologique probable de la pneumonie pour choisir la couverture antibiotique

*Ceci s’oppose à une thérapie ciblée que seule permet la mise en évidence du pathogène responsable*

58
Q

Les Pénicilinnes

A
  • Les Pénicillines sont bactéricides par leur action amenant la destruction de la paroi bactérienne.
  • Une grande variété de pénicillines synthétiques existent et leurs spectres de couverture varient largement.
  • Globalement, elles sont bien tolérées à l’exception de quelques réactions allergiques cutanées.
  • Leur activité contre le pneumocoque s’est vue limitée ces dernières années par l’émergence de souches résistances entretenues par l’usage intense de cette classe d’antibiotiques.
  • Elles ne sont pas efficaces contre les germes atypiques.
59
Q

Les Céphalosporines

A
  • Dérivées des pénicillines, les céphalosporines en partagent les mécanismes d’action et le spectre d’activité.
  • Leur grande variété permet de les utiliser contre une multitude d’infections respiratoires ou autres.
  • Le taux d’allergies croisées entre les pénicillines et les céphalosporines varie de 0 à 20 % selon les agents utilisés et la sévérité de la réaction initiale.
  • Une anaphylaxie à la pénicilline interdit le recours aux céphalosporines
60
Q

Les Carbapénems

A
  • Derniers membres en date de la famille étendue des pénicillines
  • Antibiotiques développés pour lutter contre des infections sévères ou poly-microbiennes.
  • Leurs spectres couvrent virtuellement l’ensemble des pathogènes bactériens à l’exception des bactéries atypiques et des formes résistantes de staphylocoques.
  • Elles ne sont disponibles qu’en formulations intraveineuses.
  • En plus d’allergies croisées aux pénicillines estimées à 10 %, elles abaissent le seuil épileptique.

Il s’agit d’agents chers mais très utiles dans l’environnement des soins intensifs.

61
Q

Les Macrolides

A
  • Les macrolides sont des antibiotiques bactériostatiques qui agissent en bloquant la synthèse protéique au sein des ribosomes.
  • Une inhibition suffisamment prolongée de cette synthèse mène à la mort cellulaire.
  • Les macrolides ont un spectre d’action très bien adapté à la couverture des infections du tractus respiratoire qui inclue les S. pneumoniae, H. influenzae, M. catharralis et les pathogènes atypiques.
  • L’intolérance digestive, la prolongation de l’intervalle QT, de nombreuses interactions médicamenteuses et l’émergence de souches de

pneumocoques résistantes sont à considérer lors de la prescription.

62
Q

Les Quinolones

A
  • Ayant un spectre plus étendu que celui des macrolides, l’excellente tolérance et le nombre limité d’effets secondaires en ont fait une classe très populaire et possiblement surutilisée.
  • Malgré l’usage commun, le profil de résistance demeure excellent pour la majorité des pathogènes respiratoires.
  • Ce sont des antibiotiques bactéricides qui empêchent la réplication nucléaire de l’information génétique des bactéries.
  • Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte et chez l’enfant.
  • La ciprofloxacine, un agent de seconde génération, est la seule molécule orale actuellement efficace contre les infections à Pseudomonas aeruginosa.
  • Les quinolones sont également des agents potentiellement très utiles dans le contexte de bioterrorisme, étant notamment active contre l’anthrax.
63
Q

Les Aminosides

A
  • Les aminosides sont maintenant largement abandonnés en raison de leurs toxicités rénales et auditives.
  • Disponibles uniquement sous forme intraveineuse, ils demeurent très actifs seuls contre les bactéries Gram négatives et en synergie contre les Staphylocoques.
  • Ils bloquent la synthèse protéique au niveau des sous-unités ribosomales.
  • Peu actifs en environnements purulents, ils ne sont plus utilisés en pneumologie que pour les infections documentées sensibles à Pseudomonas et Sténothrophomonas et contre certaines mycobactéries.
64
Q

Les Sulfonamides

A
  • Plus ancienne famille d’antibiotiques synthétiques.
  • Ils exercent leurs effets bactéricidiques par inhibition du métabolisme des folates. Des agents plus puissants appartenant à cette famille sont utilisés en chimiothérapie oncologique tirant profit de ce même mode d’action sur les cellules cancéreuses.
  • La plupart des pathogènes respiratoires courants sont maintenant résistants à ces agents à l’exception des Sténotrophomonas.
  • Ils sont utilisés dans le traitement et la prophylaxie des infections pulmonaires à Pneumocystis jiroveci retrouvés chez les sidéens et autres grands immunosupprimés.
65
Q

Les Tétracyclines

A
  • Inhibant la translation de l’ARN au niveau du ribosome, elles étaient rapidement bactéricides.
  • L’émergence de formes résistantes des différents pathogènes qu’elles ciblaient, leurs nombreux effets secondaires et interactions médicamenteuses les auront repoussés aux lignes arrières de l’antibiothérapie.
  • En 2005, la tigécycline fut la première tétracycline approuvée pour usage humain en plus de 20 ans. Elle possède un spectre très étendu qui comprend le Staphylococus aureus résistant à la méthicilline. L’absence d’activité contre les Pseudomonas limite toutefois son usage en pneumologie.
  • Plusieurs molécules de cette famille sont en cours de

développement.

66
Q

Les choix empiriques de médicaments

A

* Les traitements doivent être individualisés en fontion de l’hôte(âge, comorbidités, infections et colonisations antérieures, immunocompétence) et de l’environnement (pathogène, résistance locale). Le jugement du médecin face à son malade est l’élément primordial.*

67
Q

La désescalation antibiotique

A
  • Dans un certain nombre de cas, l’identification par culture, antigénémie ou sérologie du pathogène responsable permettra de mieux cibler l’antibiothérapie et d’en réduire le spectre au nécessaire.
  • On appelle ce passage à une thérapie ciblée la désescalation.
68
Q

Vrai ou faux?

Lorsque la voie parentérale est initialement utilisée pour la délivrance de l’antibiothérapie, on doit tenter de passer en formulation orale dès que possible

A

Vrai

Cette transition est généralement possible si les 7 critères suivants sont réunis :

69
Q

Quelle est la durée de l’antibiothérapie?

A

Aucun consensus définitif n’existe sur la durée de l’antibiothérapie.

  • Sur une base externe, l’on considèrera en général que 10 jours de thérapies suffisent.
  • En parentéral, la majorité des pneumonies peuvent être traitées en 8 jours d’antibiothérapie.
  • Certains pathogènes tels le Pseudomonas aeruginosa et le Staphyloccoque aureus commanderont respectivement 14 et 21 jours de traitement
70
Q

Quelles complications l’empyème amène sur la durée de la thérapie?

A
  • Il étend la durée de l’antibiothérapie
  • il constitue une indication pratiquement formelle de drainage thoracique.

* Paradoxalement, un abcès pulmonaire sera le plus souvent traité par seule antibiothérapie une fois qu’une bronchoscopie aura permis d’exclure une obstruction bronchique par corps étrangers ou processus tumoral endobronchique.*

71
Q

Quand est-il indiqué de reprendre une radiographie pulmonaire en cours de traitement?

A
  • Si la condition clinique du patient ne s’améliore pas dans les 48 – 72 heures ou se détériore.
  • On recherchera une progression de l’infiltrat, sa cavitation ou l’apparition d’un épanchement qui peuvent tous amener à modifier l’antibiothérapie empirique initiale
72
Q

Vrai ou faux

Il est souhaitable de procéder à une radiographie après le congé

A

Vrai

Entre 4 à 8 semaines après la fin de l’antibiothérapie, il est souhaitable de procéder à une radiographie. Il faut la répéter jusqu’à normalisation (surout chez le patient à risque de néoplasie)

73
Q

Quelles sont les causes de la progression de résistance des microbes usuels aux antibiotiques de première ligne?

A
  • Un usage abusif en médecine vétérinaire
  • Une prescription d’antibiotique dans des circonstances ne le nécessitant pas (ex. : bronchite virale, rhume)
  • Un usage de dosages insuffisants
  • Des problèmes d’observance thérapeutique

*Au Québec, le pourcentage de Streptococcus pneumoniae résistant à la pénicilline se situe maintenant à 17,5 %.*

74
Q

Qu’est-ce qui contribue à la prévention des pneumonies et autres maladies infectieuses?

A
  • Le lavage des mains
  • Une nutrition appropriée
  • Des conditions de vie salubres
  • L’arrêt tabagique
  • Consommation raisonnable d’alcool
  • La vaccination contre l’influenza et le pneumocoque des populations vulnéranles
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Q

La vaccination contre les infections à pneumocoque a été démontrée efficace dans la prévention de la pneumonie à pneumocoque bactériémique chez le sujet sain et la pneumonie chez la personne âgée ou atteinte d’une des 7 maladie chronique suivante :

A
  • Maladie cardiaque ou rénale chronique
  • MPOC corticodépendantes
  • Diabète
  • Asplénisme
  • Cirrhose ou alcoolisme
  • Infection à VIH
  • Maladie associée à une déficience du système immunitaire

* Le vaccin est généralement sécuritaire et peut être administré en tout temps y compris simultanément à la vaccination contre l’influenza *

76
Q

Quels sont les effets du vaccin contre l’influenza?

A
  • Chez l’adulte sain, il peut réduire la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures, l’absentéisme au travail et les visites médicales.
  • Chez la personne âgée, il diminue

l’incidence de la pneumonie, l’hospitalisation et la mortalité.

*Il faut prendre garde de l’administrer à des patients qui ne sont pas allergiques aux oeufs ou à la néomycine/polymyxine. *