Confirmation d’hypothèse et confirmation des stéréotypes Flashcards

L. Schiaratura (36 cards)

1
Q

Comment la confirmation d’hypothèse conduit-elle à l’autoréalisation des prophéties ?

A

Le mécanisme par lequel la confirmation d’hypothèse conduit à l’autoréalisation des prophéties a été étudié dans deux études de Word, Zanna et Cooper, 1974, lors d’interactions sociales

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
2
Q

Etude 1 : Comportement de l’interviewer américain-blanc selon qu’il interviewe un candidat “noir” ou “blanc”

A

Un participant américain-blanc doit conduire un entretien d’embauche
Le candidat qui est un comparse américain-blanc ou afro-américain, se comporte de manière identique lors d’un entretien
On observe les comportements du participant, interviewer, “blanc” (filmé à son insu)
Tout d’abord, on observe que la durée de l’entretien est plus courte
On remarque également qu’il a des comportements plus distants, la distance est plus grande, il y a moins de regards, moins de sourire et on observe plus d’erreurs d’élocution (qui peuvent être liées à un malaise)

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
3
Q

Etude 2 : Comportement du candidat blanc selon les deux condition d’entretien

A

Les auteurs ont inversé les rôles
Des comparses “blancs” sont entrainés à interviewer un candidat naïf blanc en adoptant les comportements des participants blancs de l’étude 1
On observe les comportements du participant qui répond à l’interview
On demande à un juge extérieur qui ne connaît pas la recherche d’évaluer la performance
On observe que le candidat blanc traité comme un “noir” montre des signes de nervosité
Il a bien perçu que l’interviewer avait une attitude négative envers lui car il a moins de sympathie envers lui
Le juge juge sa performance moins bonne

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
4
Q

Aspect dynamique et évolutif de l’auto-réalisation des prophéties

A

Dans l’étude 1, les attentes d’une personne vis à vis d’une autre, ou de son groupe
social, vont la faire agir d’une manière déterminée
Dans l’étude 2, ces comportements vont être interprétés par la personne-cible qui va y réagir de manière approprié
On a une réalimentation des attentes de départ et donc une confirmation d’hypothèse
Les attentes du percevant influencent le comportement du percevant qui influence le comportement de la cible qui confirme les attentes du percevant
Schéma

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
5
Q

Remarques

A

Il y a une possibilité de bousculer les attentes
Il s’agit d’un processus inconscient, involontaire

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
6
Q

Comment fonctionne la confirmation d’hypothèse ? Quelles en sont les implications ?

A

Snyder, 1984, a réalisé un programme de recherche suivant le même paradigme
Le participant doit vérifier lors d’un entretien si une personne correspond, selon les conditions, à un profil d’extraversion ou à un profil d’introversion

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
7
Q

Le participant va choisir les questions qui seront posées parmi des questions

A
  • Introverties : Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de passer une soirée en solitaire ?
  • Extraverties : Que faites-vous pour animer une soirée ?
  • Neutres
    ⇒ On observe que les participants sont biaisés, ils sélectionnent les questions en fonction du profil à tester or infirmer est pertinent pour réaliser des inférences corrects
How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
8
Q

Leyens a repris la recherche dans un cadre plus écologique

A

Dans cette recherche, les étudiants en psychologie sont convoqués pour un exercice d’entretien au département de psychologie clinique et interroger une personne dans un vrai bureau de consultation
L’étudiant sera dans les conditions dans lesquelles se trouve habituellement un psychologue professionnel lorsqu’il rencontre une personne pour la première fois
Il peut avoir des informations à partir d’un test de personnalité que la personne a remplie mais qui n’est pas corrigée
Dans un cas, la personne a rempli le questionnaire comme si elle était introvertie. Dans l’autre cas, les réponses au questionnaire montrent une personnalité extravertie
Pour certains participants, la personnalité est sans ambiguïté (induction forte), dans d’autres cas, c’est ambigu (induction faible)
Il faut vérifier que les étudiants ont bien distingué la personnalité, ont bien décodé le questionnaire, ont bien compris la force du diagnostic
On observe que les étudiants arrivent bien à décoder le questionnaire, y compris la force du questionnaire
La manipulation a donc bien fonctionné
Dans cette recherche, le participant interroge effectivement la personne
Pour l’interroger, il doit choisir 12 questions parmi les mêmes 26 questions
On observe que lorsque le diagnostic est extraverti, il pose plus de questions extraverties et inversement
En général, on confirme l’hypothèse. Il n’y a aucun effet de la force du diagnostic
On observe les mêmes résultats que l’on soit sûr ou pas

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
9
Q

Snyder et Swann, 1981

A

Ont enregistré des participants naïfs à qui les questions sélectionnées sont effectivement posées
Les réponses sont soumises à des juges externes qui évaluent l’extraversion/introversion
Les juges évaluent en fonction des questions posées
Il y a une relation positive entre la question posée et le caractère extravertie/introvertie
Quelle que soit leur véritable personnalité, les personnes répondant aux questions extraverties paraissent plus extraverties que celles qui répondent aux questions introverties

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
10
Q

Fazio et Zanna, 1981

A

Sont allés plus loin en posant à leur participant uniquement des questions de l’un de ces types
Les participants complètent ensuite un questionnaire d’extraversion/introversion
Ceux qui ont eu des questions introverties se disent plus introvertis et ceux qui ont eu des questions extraverties se disent plus extravertis
Sur l’ensemble de ces travaux, l’influence est réelle et conduit à la transformation d’une hypothèse en réalité

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
11
Q

Confirmation des stéréotypes

A

Un préjugé est une attitude intergroupe négative qui s’exprime au niveau affectfif (sentiment négatifs), cognitif (stéréotypes négatif et/ou positif) et conatif (intention de discrimination)
Un stéréotype est un ensemble de croyances concernant des attributs partagés par un groupe de personnes et les différenciant des autres groupes
Un stéréotype peut colorer, parfois inconsciemment, notre perceptions d’autrui

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
12
Q

Stéréotype et intelligence : Darley et Gross, 1983

A

Les participants voient une petite fille, Hannah, dans une de ces conditions vidéo :
- Hannah se promène dans son milieu, soit aisé, soit défavorisé
- Hannah réalise un test d’aptitude (puzzle) dont le résultat est ambiguë
- 2 vidéos consécutives : Hannah riche ou pauvre réalise le test d’aptitude
→ VD : Évaluer l’intelligence d’Hannah
- Pas d’information suffisante pour évaluer
- Pas de différence si riche ou pauvre
- Hannah riche plus intelligente (brillante) que Hannah pauvre (peu douée)
⇒ On n’observe pas de différence si elle est riche ou pauvre dans la première condition et dans la seconde condition (pas d’information suffisante pour évaluer). Dans la troisième condition, Hannah plus riche est perçue comme plus intelligente

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
13
Q

Pourquoi résultats différents si les deux films sont vus plutôt que chacun d’eux ?

A

Selon Darley et Gross, les participants disposent d’une hypothèse pour juger Hannah (1er film)
Il y a des attentes différentes selon le milieu. Cette hypothèse est mise à l’épreuve des faits dans le deuxième film
La tâche dont le résultat est ambigu sera interprété comme réussi ou non selon l’hypothèse
On perçoit le film comme plus court, on perçoit plus d’hésitation
Pour la fille pauvre, on dit qu’elle hésite, pour la fille riche, on dit qu’elle réfléchit
Il y a des biais perceptifs et de stéréotypisation

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
14
Q

Le processus de confirmation d’hypothèse, une étude de Bodenhausen, 1985

A

Les participants doivent juger de la culpabilité d’un accusé sur la base de témoignages favorables et défavorables
Selon les conditions, l’accusé s’appelle Ramirez ou Johnson et cette information est donnée avant ou après la lecture des témoignages
Aux Etats-Unis, les hispaniques sont associés à la délinquance
Si le prénom est donné avant, Ramirez est jugé plus coupable que Johnson malgré qu’ils aient le même dossier
Si le nom est donné avant, l’hypothèse influence le traitement des informations
Le poids donné aux témoignages favorables et défavorables varie selon le nom
De même avec le rappel des informations
Il n’y a pas de retraitement des informations si le nom est donné après
Cet effet de confirmation des hypothèses est inconscient, automatique et spécifique dans le sens où il va coller à nos croyances

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
15
Q

La stéréotypisation respecte nos croyances générales

A

Le stéréotype colore le jugement si la personne appartient à la catégorie sociale à laquelle le stéréotype peut s’appliquer, voir Banaji, Hardin et Rothman, 1993
⇒ Processus automatique – non conscient

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
16
Q

Catégorisation sociale = processus initial dans l’interaction

A

Vers le modèle du continuum dans la formation d’impression
Catégorisation initiale
Confirmation de la catégorie activée

17
Q

Modèle du continuum : Fiske et Neuberg, 1990
Catégorisation initiale

A

Inclure spontanément la personne rencontrée dans une catégorie sociale : femme, noir, arabe, pauvre intellectuel, vieux,…
Dans une recherche de Patricia Devine (1989), on vérifie que des étudiants blancs américains connaissent le stéréotype lié aux noirs américains et vérifie que les étudiants blancs qui se disent explicitement non racistes connaissent ce stéréotype
On distingue les participants qui se disent explicitement racistes de ceux qui se disent non racistes
Stéréotypes : Associations apprises entre caractéristiques et label de groupe
Croyances personnelles : Propositions reconnus (ou non) commes vraies

18
Q

Avant l’expérience, vérifier que

A

Les étudiants blancs américains qui se disent non racistes n’adhèrent pas aux stéréotypes habituels concernant les noirs mais qu’ils connaissent néanmoins le contenu de ces stéréotypes : agressif, paresseux, drogué …
Distinguer les participants qui se disent explicitement racistes (et adhèrent aux stéréotypes) de ceux qui se disent non racistes (et n’y adhèrent pas)

19
Q

Tâche 1 : Participants racistes et non racistes sont soumis à une exposition subliminale (80 ms) de 100 mots (amorces)

A
  • Tâche de vigilance : Amorce apparue à G ou D d’un point
  • Deux conditions de mots :
    80/100 mots associés aux noirs : Harlem, ghetto, drogue, nègre,…
    20/100 mots associés aux noirs
    ⇒ Activation des stéréotypes liés à la catégorisation sociale ?
20
Q

Tâche 2

A

Les participants doivent ensuite participer à une tâche de formation d ’impression
Évaluer les comportements d’un individu (Donald) sur une série d’échelles dont certaines sont relatives à l’agressivité et l’hostilité
Certains comportements sont ambigus et peuvent être perçus comme étant hostiles
L’étant étant que lorsqu’on a activé le stéréotype, il y a plus d’interprétation comme étant hostile
Remarque : Pas d’information sur l’appartenance sociale et ethnique de Donald
Remarque : Comportements ambigus par rapport à l’agressivité
⇒ L’activation des stéréotypes influence le jugement concernant Donald
Il est perçu comme plus hostile lorsqu’on a activé le stéréotype
Il n’y a pas de différence entre racistes et non racistes
S’il n’y a pas de contrôle cognitif, on se laisse prendre « au piège » de la catégorie et d’un contenu connu depuis l’enfance
Lorsque la catégorie initiale est activée, on vérifie si il y a une confirmation ou non
Cette étape de confirmation requiert que l’on soit suffisamment motivé et d’en avoir les capacités cognitives

21
Q

Confirmation de la catégorie

A

Lorsque catégorie initiale activée il y a une confirmation, oui ou non
Seulement si on est suffisamment motivé et on en a les capacité cognitives (possibilités d’attention)
Si “oui”, nous sommes motivés, il y a une “interprétation catégorielle” et si il y a de la confiance alors on arrête
Si “non”, nous ne sommes pas motivés , il y a une allocation d’attention, on y va “pas à pas”, on fait une re-catégorisations successives (sous- catégories), attributs par attributs, spécificité individuelle (impression individualisée)
Remarque : Confirmation favorisée par l’ambiguïté, rappel Duncan, 1979

22
Q

Fiske et Neuberg, 19867

A

Les participants vont devoir rencontrer un membre d’une catégorie stéréotypée (un schizophrène)
Ils peuvent recevoir une importante somme d’argent a 2 conditions :
- Récompense donnée indépendamment aux deux partenaires sur base de leur performance personnelle
- Récompense allouée à la meilleure dyade : Dépend de l’interaction
Avant la rencontre, on donne des informations sur le partenaire cohérentes ou non avec l’hypothèse de départ (stéréotype schizophrène)
→ Temps consacré (en seconde) à l’examen des informations selon leur niveau de cohérence et le niveau de dépendance

23
Q

Motivation à l’exactitude et ressources cognitives

A

Si motivation à faire abstraction des attentes stéréotypées?
- Précision dans formation d’impression
- Pendry et Macrae, 1994
Et si motivation mais distraction (moins ressources cognitives) ?
- Distraction et confirmation des attentes interpersonnelles
- Harris et Perkins, 199
Biesanz, Neuberg, et al., (2001) : Etude sur la communication par téléphone ou en face-à-face
⇒ Simuler un entretien d’embauche

24
Q

Snyder et Haugen, 1994

A

Expérience consistant en un entretien dans lequel les deux personnes ne se voient pas (téléphone)
Le but donné à l’interviewer varie entre obtenir le maximum d’informations sur le partenaire ou avoir la conversation la plus agréable possible

25
De plus, l’interviewer reçoit une photo de la personne obèse (TIP) ou non obèse
L’hypothèse est que si il y une confirmation d’hypothèse, l’obèse sera jugée plus négativement que le non obèse et l’entretien sera perçu plus négativement Quand on veut obtenir un maximum d’information sur la personne obèse, la personne est jugée antipathique et l’entretien déplaisant
26
Les participants assignés à la condition par téléphone, réalisent un entretien pour un poste d’aide à l’orientation des nouveaux étudiants, il y a une évaluation confidentielle
On fait une description du poste et des qualités attendues du candidat (ouverture – compétence interpersonnelle) On possède un dossier avec la photo du candidat, les réponses du candidat (notamment) sur 3 dimensions qui sont la sociabilité, les compétences interpersonnelles et l’extraversion
27
Dans une autre expérience, l’interviewer à la photo et c’est l’interviewé qui a l’objectif
Dans ce cas, c’est au moment où la conversation est censée être agréable, la personne est jugée antipathique et l’entretien déplaisant Le comportement positif est perçu négativement car il n’y a pas individualisation L’intervieweur met en place des comportements de défense et il y a une réaction en retour qui confirme l’hypothèse
28
Il va y avoir des attentes positives ou négatives en se basant sur les photos et le sens des réponses
Puis des consignes de motivation à l'exactitude sous toutes les conditions Et enfin des ressources attentionnelles pendant l’entretien avec soit une distraction faible, une distraction forte et aucune distraction Remarque : Pour un candidats la seule information est l’objectif de l’étude et la photo soi disant donnée VD : Impressions et motivations de l’interviewer en se basant sur l'extraversion perçue du candidat, l’évaluation des questions posées par des juges extérieurs et l’évaluation de la performance du candidat Tableau
29
Implications théoriques et pratiques
Milieu scolaire ou socio-éducatif, ressources humaines, justice et milieu hospitalier
30
Éviter les intéractions stéréotypées
En incitant à la précisions dans les évaluations et en modérant la charge cognitive
31
Motivation à ne pas vérifier les attentes
Boxus, 1971, a voulu mettre en évidence les variables qui à l’école maternelle permettent de prédire l’apprentissage de la lecture en CP Elle a pu prédire les enfants qui allaient devenir de bons lecteurs et de mauvais lecteurs Dans une deuxième recherche, elle a pris la liste des mauvais lecteurs et l’a donnée aux enseignants de CP en leur demandant de faire mentir les attentes, transformer les mauvais lecteurs en bons lecteurs On introduit une motivation à ne pas confirmer ce qui est attendu Au cours de l’année, on observe que les mauvais lecteurs deviennent de bons lecteurs
32
Miller, Rothblum, Felicio et Brand en 1995
On fait interagir des femmes obèses ou non avec un interlocuteur, au téléphone, en leur disant ou non que l’interlocuteur peut les voir Lorsqu’elle se sait observée, l’impression est plus positive que lorsqu’elle ne se sait pas observée La personne obèse connaît le stéréotype et met en place des comportements de compensation qui vise à l’individualiser Il y a un impact d’une réputation négative sur les émotions et les comportements de celui qui en est la cible Si il y a une simple activation du stéréotype, il y a une menace et donc un impact direct sur la performance
33
Faire mentir le stéréotype pour corriger ? - Correll, Park, Judd et Wittenbrink, 2007
Point de départ : Etude de Payne, 2001 → “New-York, Février 1999 : Amadou Diallo, afro-américain, est abattu par un jeune policier blanc qui lui demandait de s’arrêter. Celui-ci se sentait menacé par l’objet (une arme?) que Diallo avait en main. Diallo n’était pas armé, il sortait son portefeuille.” Amorce : Visage blanc vs. visage noir Tâche : Arme ou outil ? Réponses : Plus rapide pour une arme si la personne a un visage noir et l’identification de l’arme est facilitée si le visage noir est en amorce Si le temps est limité : Il y a une erreur de perception pour le visage “noir” et un choix de l’arme pour l’outil Si le temps est non limité : Il y a une diminution des erreurs ainsi un contrôle plus important Remarque : C’est une situation de stress et de danger
34
Etude 1 : Accessibilité au stéréotype liant “noir” et “danger”
Deux étapes : - Participants blancs américains lisent un article de journal sur les méfaits soit d’un criminel blanc ou d’un criminel noir - Jeu vidéo : Décider rapidement de tirer si la cible est armée ou de non tirer si la cible est non armée sachant que la cible est une personne blanche ou noire Si la lecture préalable implique une personne noire, il est plus souvent décidé de tirer sur une personne noire que blanche, qu'elle soit armé ou non armé Il n’y a pas de biais dans ce sens si la lecture implique un criminel blanc (ne pas tirer si non armé)
35
Etude 2 : Faire mentir le stéréotype “noir = danger”
Les objectifs sont de répliquer avec une procédure différente et de vérifier l’impact d’une information non congruente (non en accord) avec le stéréotype 3 conditions de jeu vidéo : - Congruente (en accord stéréo) : noirs armés > blancs armés - Non Congruente (non accord stéréo) : blancs armés > noirs armés - Contrôle : proportions identiques Jeu vidéo avec proportion équivalente de blancs et de noirs armés ou non armés VD : latence de réponse Par rapport aux conditions non congruence et contrôle, les participants de la condition “congruence” choisissent plus rapidement de tirer sur un noir armé que sur un blanc armé Et choisissent plus rapidement de ne pas tirer sur un blanc non armé que sur un noir non armé Il n’y a pas de différences entre la condition non congruence et contrôle
36
Discussion
Exposition à une cible stéréotypée (accessibilité stéréotype) augmente le biais racial dans la décision de tirer ou non sur une personne Impact d’une information non congruente (non en accord stéréo) : diminution du biais racial → Malléabilité du stéréotype Implications ? Jeux vidéos : contenus stéréotypés sexistes ou racistes. Médias : ex : schizophrénie et agressivité Voir aussi Mentor : Obama Effect : “exemplaire” positif , contre stéréotypé qui réduit les préjugés implicites et la stéréotypisation