Cours 5. L'approche systémique structurale Flashcards Preview

Psychologie clinique du couple et de la famille > Cours 5. L'approche systémique structurale > Flashcards

Flashcards in Cours 5. L'approche systémique structurale Deck (42)
Loading flashcards...
1
Q

Qu’est ce que l’approche structurale ?

A

Approche pragmatique, basée sur les interactions quotidiennes; d’abord créée pour des familles de niveau socio-économique bas, puis adaptées (et adaptables) à toute situation

2
Q

Comment est la structure familiale ?

A

La famille est un système organisé (structuré) en vue de l’accomplissement de tâches développementales

La structure
◦ Modes transactionnels répétitifs des membres de la famille. Ce sont des “schémas” qui
rendent les interactions prévisibles
◦ Parmi les schémas visés par le thérapeute: division des tâches dans la famille, répartition
du pouvoir, communication

Règles
◦ Il y a des attentes, des règles, qui déterminent les schémas interactifs
◦ Par exemple: « les membres de la famille doivent se protéger les uns les autres » (le grand frère protège
le petit…)
◦ Il y a des règles universelles et des règles idiosyncrasiques

3
Q

Quels sont les sous systèmes de la famille ?

A

Sous-systèmes
◦ Les familles sont organisées en unités fonctionnelles, soit permanentes (le couple conjugal),
soit temporaires (le père et le fils font du sport ensemble)
◦ Le couple conjugal doit être distinct du couple coparental
◦ Il y a une hiérarchie entre sous-systèmes: les parents occupent par exemple une position
hiérarchique supérieure et doivent prendre soin des enfants

4
Q

Quelles sont les frontière de la structure familiale ?

A
5
Q

Quelles sont les frontière de la structure familiale ?

A

Frontières
◦ Les frontières « claires » entre les sous-systèmes délimitent des « territoires » qui
garantissent une non ingérence mais permettant des contacts avec l’extérieur
◦ Les frontières peuvent être rigides (désengagement) ou diffuses (enchevêtrement)

6
Q

Comment s’organise le continuum des frontière familiales ?

A

Désengagement Enchevêtrement

Frontière rigide Frontière claire Frontière diffuse, hyperperméable

7
Q

Quand est ce que la famille développe une pathologie ?

A

La structure familiale est mise à l’épreuve et doit changer quand des demandes internes (la
naissance d’un enfant, p.ex.) ou externe (le père a perdu son emploi) se produisent

8
Q

A quelle type de demande les familles peinent à s’adapter ?

A

Certaines familles peinent à s’adapter à ces demandes :
◦ Dans les familles « désengagées », la famille ne procure pas le soutien nécessaire à ses membres quand ils en ont besoin

◦ Dans les familles « enchevêtrées », il y a une forte dépendance des membres les uns par rapport au autres, avec des comportements intrusifs qui interfèrent notamment avec la capacité des enfants à apprendre à résoudre les problèmes par eux-mêmes

Ces familles ont spécifiquement de la peine à résoudre les conflits qui se produisent dans
les moments de changements; elles vont alors éviter les conflits

9
Q

Comment les personnes désengagées évitent le conflit ?

A

Les personnes désengagées évitent le conflit en minimisant le contact

10
Q

Comment les personnes entremêlées évitent le conflit ?

A

Les personnes entremêlées évitent le conflit en déniant les différences ou en se chamaillant continuellement sans arriver jamais à le résoudre

11
Q

Quelles sont les solutions dysfonctionnelles qui sont adopté pour éviter le conflit ?

A

◦ Les « belligérants » intègrent l’enfant dans leur dyade selon une dynamique de
triangulation

◦ Il peut y avoir une abolition de la hiérarchie ou un renversement hiérarchique

12
Q

Qu’est ce que l’alliance et que permet elle ?

A

L’alliance fonde la base de la relation d’association et permet à un sous système
d’accomplir ses fonctions en étant uni et coordonné quant au but. Elle ne nécessite pas de troisième partie

13
Q

Qu’est ce que la coalition et qu’apport elle ?

A

La coalition est une forme d’alliance, non pas mise au service de l’accomplissement des fonctions du système ou des systèmes familiaux, mais au contraire contre l’autonomie d’un autre sous-système. La coalition est composée de deux personnes au moins et d’une troisième partie, contre qui elle est montée

14
Q

Qu’est ce que l’inversion des rôles ?

A

Violation des limites inter-générationnelles avec un renversement de la hiérarchie entre les sous-systèmes co-parental et enfant (Minuchin, 1974)

Stratégies de contrôle que l’enfant met en oeuvre pour obtenir l’attention du parent en remplissant les besoins de dépendance du parent (Main & Cassidy, 1988)

Le parent satisfait ses besoins d’adulte (intimité, confort, jeu…) avec son enfant plutôt qu’avec son partenaire (Kerig, 2003)

15
Q

Quelles sont les différentes configuration d’évitement du conflit ?

A
  • Triangulation
  • Détournement
  • Binding
16
Q

Qu’est ce que la triangulation ?

A

« Triangulation » Compétition entre les

parents pour l’attention et l’affection de l’enfant

17
Q

Qu’est ce que le détournement ?

A

Détournement « Detouring » Les parents se joignent pour victimiser ou parentifier l’enfant.
Scapegoating

18
Q

Qu’est que le binding ?

A

Coalition
« Binding »
Chaque parent essaie de faire alliance avec
l’enfant contre l’autre parent

19
Q

Quel est le but de la thérapie structurale ?

A

Le but de la thérapie est de restaurer une structure familiale adéquate de
façon à…
◦ … faire disparaître les symptômes
◦ … permettre à la famille d’affronter et résoudre les conflits

La thérapie vise à clarifier les frontières et remettre les sous-systèmes dans la
bonne « position »

Une fois la structure familiale modifiée, l’expérience individuelle de chacun
des membres dans ses relations avec la famille va être plus positive, ce qui va en retour renforcer la nouvelle structure

20
Q

Quelle est la première étape de la démarche thérapeutique ?

A

1.Le thérapeute met au défi la vision que la famille entretient que le porteur du symptôme a un problème qui réside dans sa « machinerie interne ». Il vise à ce que chacun en vienne à voir que le problème inclut toute la famille

Pour cela, le thérapeute se focalise sur les domaines de compétence du patient désigné, il…
◦ recadre la signification du symptôme (pour lui donner une portée relationnelle)
◦ explore les contextes d’apparition du symptôme
◦ encourage le patient identifié à expliquer la signification que le symptôme revêt pour lui

21
Q

Quelle est la 2ème étape de la démarche thérapeutique ?

A

Le thérapeute explore ce que les membres de la famille font qui pourrait expliquer la
perpétuation du symptôme

◦ Les techniques spécifiques employées à cette fin sont l’ensemble des techniques décrites
classiquement dans la thérapie familiale d’orientation systémique

◦ L’idée est d’attirer l’attention de la famille sur la nature complémentaire des comportements des uns et des autres ; bien que cette démarche puisse susciter de la résistance, elle vise à s’adresser à la partie « saine » de la famille et à la volonté d’aider le patient présente chez les autres membres de la famille

22
Q

Quelle est la 3ème étape de la démarche thérapeutique ?

A

Une brève exploration du passé est réalisée, en se centrant sur ce qui fait que les adultes
dans la famille en sont venus à développer les modèles / représentations qui sous-tendent
les interactions actuelles (c’est une partie clairement d’orientation psychodynamique, ajour récent à la thérapie structurale)

Le thérapeute focalise ses questions sur des comportements qu’il a vu dans l’ici et
maintenant de l’entretien thérapeutique ; ainsi, s’il constate qu’un mari n’ose pas contrer sa femme même lorsque celle-ci a visiblement tort, le thérapeute va s’enquérir d’expérience passées qui pourraient expliquer cet évitement du désaccord

23
Q

Quelle est la 4ème étape de la démarche thérapeutique ?

A

Le thérapeute explore avec la famille les modes d’interaction alternatifs que la
famille peut développer pour restaurer la croissance de ses membres et provoquer un changement dans la structure familiale qui permette de résoudre le problème présenté

Le but de cette opération est d’assurer le « démarrage » de la thérapie, en
déterminant un objectif de travail commun et en accord entre le thérapeute
et la famille

24
Q

Quelles sont les opérations de restructuration ?

A

Mise en acte des transactions
◦ On fait jouer la famille, mettre en acte leurs désaccords

Gestion de l’espace
◦ Utilisation de l’espace dans la salle de thérapie pour figurer les relations émotionnelles

Délimiter des frontières
◦ Reconstruire la structure familiale par des prescriptions

Induction de tension
◦ Induire du « courant » dans la famille pour faire émerger les transactions véritables
Tâches, utilisation du symptôme (selon les approches communicationnelles et stratégiques)

Soutien
◦ Emphase sur le soutien que s’apportent les membres de la famille

25
Q

Qu’est ce que l’approche néo structurale ?

A

Ensemble d’interventions inspirées de la thérapie structurale qui vise à évaluer et
modifier la coordination dans les interactions

Beaucoup utilisées dans les interventions précoces car focalisées sur le non-verbal

Travail sur les interactions dans l’ici et maintenant; utilisation de vidéos; procédures
de vidéo-feedback

26
Q

Qu’est ce que la vido-feedback ?

A

La famille est filmée dans une situation d’interaction standardisée
Le film est ensuite visionné avec la famille

27
Q

Quel est le but du vidéo feedback ?

A

Permet un accès direct aux détails de l’interaction:
◦ le thérapeute peut voir la famille interagir dans la situation d’observation au lieu de l’entendre parler de ses interactions

◦ la famille peut se voir durant le vidéo-feedback plutôt que d’entendre le thérapeute parler de ce qu’il a vu dans la situation d’observation

Le travail sur vidéo est à la fois concret et objectivant, et en même temps moins « menaçant » que l’intervention directe car ce qui est observé ne se passe pas « en ce moment »

28
Q

Que permet le vidéo feedback ?

A

Le vidéo-feedback permet à la famille de prendre conscience de ses forces et
faiblesses interactives de façon expérientielle

Dans les approches pédopsychiatriques, la vidéo permet de voir les choses du
point de vue du bébé, qui ne peut s’exprimer verbalement

La famille réagit souvent par elle-même en se voyant, sans qu’il y ait besoin que
le thérapeute ne dise grand-chose. Ainsi, le changement va venir de la famille et
non du dehors

Le travail à partir de comportements concrets vise à modifier les représentations
dans un deuxième temps

29
Q

Qu’est ce que le Jeu trilogique ?

A

} Situation de jeu standardisée qui vise à susciter la coordination dans l’interaction mère-père-enfant

} Le « scénario » simule les quatre façons « d’être à trois »:
I. P1 joue avec le bébé pendant que P2 est « tout simplement présent »
II.P2 joue avec le bébé pendant que P1 est « tout simplement présent »
III.P1 et P2 jouent ensemble avec l’enfant
IV.P1 et P2 discutent ensemble pendant que le bébé est en position de tiers,
« simplement présent »

30
Q

Qu’est ce que l’alliance familiale ?

A

Alliance familiale: capacité de la famille à se coordonner pour accomplir une tâche

31
Q

De quoi dépend l’alliance familiale ?

A

}Notions d’alliance fonctionnelle (coordination optimale entre les membres de la famille) et d’alliance dysfonctionnelle (coordination difficile voire impossible, ou pseudo-mutualité)

}La coordination est évaluée selon les caractéristiques spatiales et temporelles de l’interaction non verbale. Ces caractéristiques sont à la fois représentatives de la relation
et forment contexte pour les échanges entre partenaires

32
Q

Quelles sont les caractéristiques spatiales interpersonnelles de l’alliance familiale ?

A

… interpersonnelles : les partenaires définissent un « espace » transactionnel par leurs positions corporelles, à une distance qui permet les échanges verbaux et émotionnels

33
Q

Quelles sont les caractéristiques spatiale intra personnelles de l’alliance familiale ?

A

… intra-personnelles : l’interaction est un « phénomène total » qui engage l’entier du corps de chaque participant, et chaque segment corporel peut être utilisé pour transmettre ou
accompagner un message verbal (voir Scheflen, 1964, les « niveaux » corporels).

La communication est considérée
comme claire quand tous les segments ou niveaux corporels sont congruents (le visage, le torse et le bassin sont alignés,
par exemple), alors qu’une non congruence entre les segments introduit de l’ambiguïté dans l’interaction

34
Q

A quoi se référent les caractéristiques temporelles de l’alliance familiale ?

A
  • a la dynamique de l’interaction

- à la gestion des “erreurs” de communication

35
Q

A la dynamique de l’interaction ?

A

… à la dynamique de l’interaction, c’est-à-dire la séquence des comportements et la synchronie des signaux interactifs :
les comportements des partenaires sont coordonnés dans le temps et les échanges sont contingents les uns par rapport
aux autres, c’est-à-dire se suivent selon une thématique commune

36
Q

A la gestion des erreurs de communication ?

A

… à la gestion des « erreurs » de communication, qui sont inévitables (par exemple une personne cherche le contact
visuel avec une autre au moment où cette dernière détourne le regard parce qu’elle a entendu un bruit). Pour que l’interaction puisse avoir lieu, ou ne soit pas interrompue, il faut que de telles erreurs puissent être réparées

37
Q

Le modèle de l’alliance familiale spécifie quatre fonctions qui doivent être remplies pour que l’interaction puisse avoir lieu, lesquelles ?

A

Ces fonctions sont opérationnalisés par les comportements non verbaux spatiaux
et temporels
◦ Participation: inclusion – exclusion
◦ Organisation: coordination des partenaires et respect de leurs rôles
◦ Focalisation: partage d’un focus commun
◦ Partage des affects

Les fonctions sont hiérarchiquement imbriquées

L’accomplissement plus ou moins réussi de ces fonctions définit trois types principaux
d’alliance: coopérative (fonctionnelle), conflictuelle et désordonnée (dysfonctionnelles

38
Q

Pourquoi il y a une importance dans le setting ?

A

Importance du contexte standardisé qui détermine les comportements significatifs
que nous pouvons observer
◦ Position déterminée des sièges (en triangle équilatéral, à une distance proche, avec
des chaises sans accoudoirs): mettent en évidence les positions corporelles

◦ Consigne semi-dirigiste: définit le rôle actif ou observateur des partenaires; explicite la tâche attendue lors des différentes parties; détermine le temps global du jeu mais laisse libre le temps de chaque partie (sauf en recherche), n’impose pas de configurations corporelles

◦ But du jeu: arriver à se coordonner et avoir un moment d’échanges positifs malgré la situation de stress engendrée par la situation

39
Q

Quelles questions peut on poser pendant le visionnement avec la famille ?

A

Questions pendant les parties I et II:
◦ Au parent actif : Votre enfant est-il comme d’habitude avec vous ? Fait-il ce qu’il fait
d’habitude quand vous jouez avec lui ? Puis question au parent tiers: qu’en pensez-vous?

◦ Au parent tiers: Comment voyez-vous votre mari/femme dans cette situation ? Est-il/elle
comme d’habitude avec votre enfant ? Puis question au parent actif: que pensez-vous de
ce qu’il/elle vient de dire ? Et comment vous êtes-vous senti(e)?

◦ Aux deux parents: Avez-vous eu une difficulté
quelconque dans vos rôles respectifs

40
Q

Quelles sont les questions posés pendant la partie III lors du visionnement ?

A

◦ Vous arrive-t-il de jouer les deux ensemble avec votre enfant ? Dans quelles circonstances ?
◦ Si oui: Votre enfant est-il comme d’habitude avec vous ? Fait-il ce qu’il fait d’habitude quand vous jouez avec lui ?

◦ Si non: Avez-vous trouvé difficile ce qu’on vous demande de faire dans cette partie, de jouer ensemble?

Comment trouvez-vous que votre enfant s’est adapté à cette nouvelle situation?

◦ Comment voyez-vous votre mari/femme dans cette situation ? Est-il/elle comme d’habitudeavec votre enfant ? ; Puis à l’autre parent: Que pensez-vous de ce qu’il/elle
vient de dire ?

◦ Avez-vous eu l’impression d’avoir joué ensemble avec votre enfant, ou bien plutôt l’un après l’autre? Ou bien seulement l’un?

41
Q

Quelles sont les questions posés pendant la partie IV lors du visionnement ?

A

◦ Dans la vie courante comment réagit votre enfant lorsque vous ne vous occupez pas de lui? Dans quelles circonstances cela arrive-t-il?

◦ Votre enfant est-il comme d’habitude dans ce genre de situation?

◦ Avez-vous trouvé difficile de ne pas vous occuper de votre enfant dans cette situation?

42
Q

Quelles sont les questions pendant les transitions de parties ?

A

◦ Aux deux parents: Comment avez-vous décidé de changer? (Si pas clair : Qui
a pris la décision ? Pour quelle raison à ce moment-là ? -> Essayer de voir si l’état du bébé y était pour quelque chose).

◦ A l’autre parent: Qu’est-ce que vous en avez pensé? Etait-ce le bon moment?

◦ Aux deux parents: Depuis quand avez-vous pensé à changer?