Traumatismes crâniens- 201 Flashcards Preview

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Flashcards in Traumatismes crâniens- 201 Deck (24):
1

% des traumatismes crâniens du à des accidents de la circulation :

50 %

2

Epidémiologie des traumatismes craint-cérébraux

-première cause de mortalité et de handicap fonctionnel sévère du sujet jeune
-La circonstance la plus fréquente est l’accident de la voie publique, suivi de l’accident domestique et sportif puis de l’agression
-l’incidence des traumatismes crâniens mineurs est estimée à 40/100 000 habitants/an
- et la prévalence des traumatismes crâniens sévères de 10 000/an.

3

ACSOS :

-HypOtension artérielle
-hypo ou hyper -capnie
-hypoxémie
-anémie
-hyperthermie ou hypothermie profonde
-hyperglycémie
-troubles de la coagulation par ttt AVK

4

Hématome extradural
Définition, épidémiologie

L’hématome extradural (HED) est une collection de sang entre la dure-mère et la voûte du crâne.
Le degré d’adhérences entre ces deux structures est déterminant : le siège électif est temporopariétal (67 %), le plus souvent observé avant 40 ans.

5

Hématome extradural
Origine

=>artérielle, consécutive à une déchirure d’une branche de l’artère méningée moyenne ;
=>veineuse, provenant du diploé osseux fracturé ou d’un décollement d’un sinus dural.

6

Hématome extradural
Signes cliniques

=> 3 temps : traumatisme/intervalle libre/aggravation
Aucun signe n’est spécifique de l’HED

7

Hématome extradural
Signes radiologiques

=> Scanner cérébral SANS injection :
-une hyperdensité spontanée en forme de « lentille » biconvexe responsable d’un effet de masse, parfois en regard d’une fracture de voûte visible sur les coupes réalisées en fenêtres osseuses

8

Hématome extradural
Traitement

-transfert en urgence par le SAMU en neurochirurgie
-TTT neurochirurgical en urgence ( parfois trou dans le trépan en urgence avant le transfert)
-mesure de réanimation
-mesure de lutte contre l'HTIC
-TTT antiépileptique préventif

9

Hématome sous-dural aigu
Définition
Epidémiologie

L’hématome sous-dural (HSD) aigu est défini par la présence de sang entre la dure-mère et l’arachnoïde. Cet espace, normalement virtuel, est occupé par l’expansion de l’espace sous-arachnoïdien. L’HSD peut se collecter en n’importe quelle topographie de la voûte ou de la base du crâne. Il peut survenir à tout âge, mais est observé le plus souvent au-delà de 40 ans en raison de l’adhérence de la dure-mère à la voûte.

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Hématome sous-sural aigu
Origine

=>la rupture de veines corticales « en pont » destinées aux sinus collecteurs duraux. L’ébranlement du cerveau au moment de l’impact induit des phénomènes de déchirure et de section de ces veines ;
=>la collection secondaire de contusions cérébrales (60 à 90 % des cas). L’HSD s’intègre dans un tableau de lésions cérébrales multiples (++)

11

Hématome sous-sural aigu
Signes cliniques

=>des signes d’hypertension intracrânienne : troubles de conscience, fréquents, survenant après un intervalle libre très bref, tableau d’engagement cérébral temporal : coma, paralysie homolatérale du III et réaction motrice stéréotypée controlatérale ;

=>des signes de souffrance focale : hémiparésie, crise d’épilepsie partielle ;

=>des signes de souffrance du tronc cérébral : signe de Babinski bilatéral, déséquilibre neurovégétatif ventilatoire, hémodynamique.

12

Hématome sous-sural aigu
Signes radiologiques

=>une hyperdensité spontanée biconcave se moulant sur la surface corticale, souvent d’épaisseur réduite mais très étendue en hauteur sur de multiples coupes ;
=>les lésions associées : contusion cérébrale, lésion axonale diffuse, autres hématomes ;
=>l’effet de masse consécutif à sa présence sous forme d’un déplacement des structures parenchymateuses (ventricules, ligne médiane).

13

Hématome sous-dural chronique
Définition, épidémiologie

=> L’hématome sous-dural chronique est une collection liquidienne limitée par une membrane (caillots en voie de liquéfaction) située entre la dure-mère et l’arachnoïde, résultant de l’hémolyse d’un hématome passé inaperçu

=> Son incidence est de 1 à 2 pour 100 000 personnes par an.

=> Il survient au-delà de 50 ans dans plus 90 % des cas et 50 % des patients n’ont aucune histoire de traumatisme crânien.

=> Les facteurs de risque sont : coagulopathie, traitement anticoagulant, intoxication éthylique chronique, déshydratation et âge avancé ( atrophie cérébrale )

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Hématome sous-dural chronique
Physiopathologie

=> hémorragie initiale dans l’espace sous-dural, à partir de veines « en pont » déchirées lors d’un traumatisme crânien passant inaperçu. Le facteur favorisant est l’atrophie corticale qui « met en tension » les veines en pont ;
=> constitution d’une membrane par le jeu de la fibrinolyse de l’hématome et le développement de réactions inflammatoires ;
=> élargissement de l’hématome sous-dural, à partir de saignements itératifs provenant de la membrane externe, siège d’une néovascularisation à cause de la pression oncotique liée à la dégradation des globules rouges qui induit un afflux de liquide transmembranaire.

15

Hématome sous-sural chronique
Signes cliniques

Peu spécifique, le tableau peut être celui d’une « démence curable » :

=> céphalées ;
=> troubles des fonctions cognitives (> 70 % chez le sujet âgé) : lenteur d’idéation, troubles de mémoire, confusion ;
=> signes focaux : hémiparésie, épilepsie ;
=> signes d’hypertension intracrânienne : troubles de conscience.

16

Hématome sous-dural chronique
Signes radiologiques

=>l’hématome sous-dural chronique constitué d’une collection hypo- ou isodense au parenchyme .
=> Son aspect est parfois hétérogène, fait d’un niveau liquidien témoin d’un saignement récent ;
=>l’effet de masse qui s’exerce sur les structures corticales apparaissant comme un effacement des sillons (par comparaison avec l’hémisphère controlatéral), sur les structures de la ligne médiane.

17

Hématome sous-dural chronique
Traitement

=> si HTIC, déficit focal , trouble de la vigilance ou effet de masse au scanner : évacuation en urgence de l'hématome par un ou deux trous de trépan + drainage post-op de l'espace sous-sural
=> ttt médical (corticoides et bonne hydratation ) si retentissement clinique discret

18

Nerfs atteints fracture de la fente sphénoïdale ou dislocation orbitaire

atteinte du III, du IV et du VI

19

Nerfs atteints fracture du rocher

atteinte du V et du VI ( pointe du rocher )
et:ou du VII et du VIII

20

Nerfs atteints fracture de l'étage postérieur de la base du crâne

IX, X, XI , XII

21

Fistule carotide-caverneuse :

=> exceptionnelles, surviennent après un arrachement des branches collatérales de l’artère carotide interne intracaverneuse.
=> Le diagnostic est suspecté sur l’installation rapidement progressive d’une exophtalmie pulsatile (++), un syndrome du sinus caverneux évoluant jusqu’à l’ophtalmoplégie, voire une altération de l’acuité visuelle, et confirmé par l’auscultation cardiaque d’un souffle systolodiastolique intracrânien.

22

Dissection des artères cervicales

=>La circonstance diagnostique après un traumatisme du rachis cervical est la survenue d’un accident ischémique au décours d’un traumatisme crânien.
=> Le diagnostic repose sur l’angiographie en résonance magnétique qui montre, sur les séquences axiales T1 avec saturation de graisse, une artère de calibre externe augmenté avec un hypersignal en croissant de la paroi artérielle et une lumière résiduelle rétrécie.

23

la recherche de lésions du tronc cérébral est scindée en :


=> diencéphaliques (décortication [flexion des membres supérieurs et extension des membres inférieurs], myosis, photomoteurs présents, oculovestibulaires normaux),

=>mésencéphalo-protubérantielles hautes (décérébration [extension, abduction et pronation des membres supérieurs – « enroulement » – et extension des membres inférieurs], pupilles intermédiaires, photomoteurs abolis, oculovestibulaires perturbés),

=>et protubérantielles bas-bulbaires (décérébration ou aréactivité, pupilles aréactives, oculovestibulaire abolis, dysarythmie ventilatoire)

24

Solutés à utiliser dans la prise en charge des traumatisés cranio-faciaux :

-soluté vecteur : sérum salé isotonique à 0,9 % ;
-soluté de remplissage vasculaire : sérum salé isotonique à 0,9 % ;
-exclusion de tout soluté hypotonique ;
-lors de signes en faveur d’un engagement cérébral : mannitol à 20 % à dose de 0,25 à 1 g/kg en 20 minutes